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Se sentir illégitime

Nous cherchons tous, consciemment ou pas, la reconnaissance de soi dans les yeux de l’autre. Étape cruciale à la construction de notre estime de soi. Mais certains  d’entre nous tombent parfois dans le piège du trop. Se croire illégitime peut très rapidement devenir un sentiment envahissant et dévastateur. La catastrophe n’est alors jamais bien loin. Décortiquons, rapido, le pourquoi du comment, histoire de trouver (enfin) son équilibre, en tordant le cou aux idées reçues. Parce qu’après tout, la vie est plus belle quand on se sent heureux, n’est-ce pas !

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Ce que la reconnaissance de soi n’est pas

Il ne faut pas tout confondre. L’esprit humain a une fâcheuse tendance à tout mal interpréter, — sans vouloir incriminer notre société capitaliste, au passage, qui se nourrit des travers de l’homme pour s’enrichir. Évidemment.—

Pourtant, c’est aussi bien ce système qui, nous assimilant au rang de serfs, participe grandement à détourner notre pensée profonde, pour mieux servir sa cause. Celle du déni de ses propres spécificités, au profit de la productivité et de l’esprit de compétition.

Il n’est donc pas étonnant de constater que le sens premier de la reconnaissance de soi ait quelque peu dévié.

Quand on parle du fait d’être reconnu, beaucoup se réfère implicitement au désir de briller pour ses attraits. Ceux qui nous donnent de la valeur aux yeux de nos pairs. Et du coup, aux nôtres.

  • Excellentes compétences ;
  • Talents fous ;
  • Courage à toute épreuve, etc.

Or, bien que chacun d’entre nous possédons nombre de ces richesses, il n’est pas toujours aisé pour certains, d’en prendre conscience et de les développer.

Et 2-0 en faveur de Dame société.

Nous ne naissons pas tous sous la même étoile.

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Quand la reconnaissance de soi devient un problème

Il existe alors la reconnaissance qui compte, et celle qui ne devrait pas tant compter.

Celle qui importe se trouve, en priorité, dans le cercle familial. C’est d’abord au sein de cette sphère que nous nous attendons à être reconnus pour ce que nous sommes, autant pour nos qualités que pour nos défauts, (yen a toujours quelques uns qui traînent. Mais ça passe, parce qu’on s’aime.)

Et inversement.

Nous chérissons nos proches et accordons de la valeur à leur personne parce que nous leur portons avant tout, un regard bienveillant, ou plutôt aimant. “Bienveillant” étant devenu un mot fourre-tout, servi à toutes les sauces pour soulager sa conscience . Mais c’est encore un autre débat, n’est-ce pas.

C’est grâce à cette reconnaissance des nôtres que nous pouvons nous lancer, confiants, à l’assaut de ce monde étrange (qui me laisse si souvent perplexe.) 

Logique.

Mais quand ça merdouille déjà de ce côté-là, on fait comment ?

Parce que c’est une condition indispensable à l’homme pour s’accorder de la valeur et de la considération en tant que sujet disposant de droits, on part la chercher ailleurs.

Et c’est ici que les ennuis commencent. Forcément. C’est évidemment la pire des solutions.

Car n’oublions pas que nous nous construisons dès le plus jeune âge (et même avant) dans une société qui prône l’esprit de compétition et la rivalité, pour entretenir cette fichue fonction de productivité.

Alors, pour ce qui est de la reconnaissance des autres, on peut toujours attendre.

Désespérément.

Rien n’est vraiment favorisé pour développer la compréhension autant que l’acceptation des particularités de l’Autre (au sens noble du terme).

Pourtant, nous sommes tous uniques et particuliers, chacun à notre manière.

Or, pour me répéter, nos cultures occidentales, appâtées par le gain et le matérialisme, n’apprécient pas trop la diversité.

Elles préfèrent la norme, celle qui sait la servir comme il se doit. Ne pas réussir à s’y conformer revient à en être rejeté. Du balai, l’inadaptée. À bas l’humanisme. Vive le consumérisme et la productivité, à commencer par le travail

Être différent revient très vite à se faire mal voir, juger, marginaliser. Et parce que les phénomènes de groupe ont la vie dure, pour se reconnaître de la valeur, malgré nos spécificités parfois étranges, il faut se lever très tôt, voire ne pas se coucher du tout.

Et ce fichu serpent s’invite très vite dans notre potager, se mordre la queue avant même que nous ne réalisions sa présence.

Au petit coin du potager

Nos plants :

  • Rechercher la validation des autres ;
  • Avoir constamment besoin de plaire ;
  • Craindre le jugement d’autrui et les conflits ;
  • Taire et renier ses ressentis ;
  • Ne pas savoir dire non ;
  • Se soumettre constamment aux autres.

 

Notre récolte :

  • Une sur-sollicitation de la part des autres ;
  • La confusion dans nos ressentis ;
  • Des comportements à l’encontre de nos valeurs ;
  • De la manipulation à gogo ;
  • Une jolie étiquette « bonne poire » à l’encre indélébile et collée à la super glue (histoire que ça tienne bien.)
  • Un burn-out.
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Le chaos de la reconnaissance de soi en tant que femme autiste 

Le diagnostic d’autisme est essentiel pour construire enfin son identité.

Il explique :

  • L’incompréhension des autres face à nos comportements ;
  • Le rejet qui en découle, bien souvent ;
  • Notre ostracisation.

Il permet de :

  • Comprendre notre fonctionnement cognitif différent de la norme ;
  • Nous pardonner nos « fautes » ;
  • Commencer à apprendre à nous aimer telle que nous sommes.

Pourtant, malgré les progrès scientifiques renversants de notre époque, la détection du trouble de l’autisme chez la femme reste encore sacrément à la traîne, en France. Preuve à l’appui ici ou

Pourquoi ?

  • Le TSA au féminin colle plus aux exigences de la société envers les femmes ;
  • Des lacunes considérables en terme de formation des professionnels de santé ;
  • Un courant de pensées psychanalytiques indétrônable. 

Ce qui occasionne la plupart du temps des diagnostics comme :

  • Bipolarité ;
  • Schizophrénie ;
  • Paranoïa ;
  • Allergie au bonheur/ »négative attitude » ;
  • Hystérie ;
  • Dépression, etc.

Et si nous partagions des points communs ?

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Lassée de vos tentatives pour vous intégrer dans ce monde étrange que vous ne comprenez décidément pas ? Elles vous éteignent à petits feux. Vive le mijotage.

Et si c’était de l’autisme ?

Pour avancer, il faut d’abord savoir.

Dans la marmite, je vous ai concocté une petite carte mentale des manifestations de l’autisme au féminin dans mon quotidien. Gratuit et en PDF, pour commencer à enfin vous régaler de la vie, à votre tour.

 

Et quand la sphère familiale n’échappe pas aux pressions de cette société, depuis qu’on est enfant, ça donne souvent ça :

  • Paresseuse ;
  • Capricieuse ;
  • Éternelle insatisfaite ;
  • Égoïste ;
  • Égocentrique ;
  • Commédienne pour toujours plus s’attirer l’attention des autres ;
  • Vive les listes.

Elle n’est d’ailleurs pas exhaustive, mais je crois bien que vous avez saisi l’idée.

Les conséquences s’avèrent alors souvent désastreuses et nous font vite basculer vers le syndrome de l’imposteur.

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Pour conclure sur une note positive, (parce que c’est quand même toujours mieux, la vie est belle !) , je crois fort que tant que nous pouvons nous relever, c’est que nous pouvons encore avancer.

Mais cela implique forcément de prendre conscience de nos particularités.

C’est aussi pour ça que je suis là, à vous parler.

Une fois que l’on se reconnaît différent, il est toujours plus facile de franchir l’étape suivante : apprendre à enfin s’écouter et se respecter.

Ce n’est pas toujours évident. Cela implique de parfois s’imposer des choix douloureux sur l’instant, mais qui s’avèrent productifs avec le temps.

Après tout, Rome ne s’est pas construite en un jour, et il n’est jamais trop tard pour bien faire, (tant qu’on n’est pas mort.) 

La reconnaissance est un fardeau. Et tout fardeau est fait pour être secoué. 

Diderot.

On garde le contact ?

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